Sexualisées, ridiculisées, massacrées, les protagonistes féminines sont traditionnellement vouées à de funestes destins dans les films d'horreur. La Final Girl c'est l'autre fxmme du genre, c'est la survivante badass qui se débarrasse de son oppresseur à la fin du film. Réactualisant la shero (female hero) comme un emblème de résilience à l'ère post #MeToo, ce programme est pensé comme une libre interprétation de cet archétype de la pop culture.
Après une première édition à DOC!, Mathilda Portoghese et Inès Geoffroy s'associent à nouveau pour poursuivre et élargir ces réflexions au Centre Wallonie Bruxelles. Final Girl présente une série de portraits avec des autrices qui s'emparent du médium vidéo aux différents endroits que sont le documentaire, l'art vidéo, le cinéma, l'animation ou encore le jeu vidéo.
Avec ce nouvel opus, les deux curatrices s'éloignent du film d'horreur et de sa final girl, pour s'intéresser plus largement aux protagonistes contemporaines — fictives ou réelles — guidées par l'autodétermination. Des fins tragiques aux happy endings, ces récits sont ceux de quêtes émancipatrices. Elles prophétisent de nouvelles spiritualités, luttent pour reprendre leurs destins en main et rester maîtresses de leur corps et de leur image.