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Dark Room

Dark Room

Turbo Collectif Cur. Mathilda Portoghese Les Sheds, Pantin 2025
Turbo Collectif : Blanche Vivet, Audrey Buchot, Elías Gama, Camille Lot, Mélodie Charrier, Samuel Chochon, Guillaume Brinas, Paul Hardy, Jérôme Girard, Renaud Artaban, Delphine Melliès, Hadrien Moret, Adèle Vivet

Quand l'invitation m'a été faite d'accompagner le collectif Turbo sur cette résidence et exposition aux Sheds, je me suis empressée de les rencontrer un·e à un·e afin de découvrir qui iels étaient. Dans ce processus de curation parallèle à leur temps de résidence, je ne voulais donc pas partir d'un concept extérieur, mais bien partir d'elleux, en faisant état des lieux des pratiques et intérêts qui traversent le collectif. Au cours de nos entretiens, j'espérais déceler une chose commune dont la nature indéterminée pouvait revêtir les traits d'un motif, d'une pensée, d'une forme...

Le noir en tant que couleur, mais aussi en tant qu'énergie, ambiance, émotion, conviction, morale judéo-chrétienne, et tant d'autre chose... s'est imposé assez rapidement. C'est à la fois toutes les couleurs et aucune en même temps. C'est la couleur qui les aspire toutes, c'est aussi celle qui paradoxalement les révèle et les accentue. Comme la joie contredit la tristesse, comme la pauvreté accentue la richesse, comme le plein est criant face au vide.

Finalement, le noir à lui seul explique tout un rapport d'équilibre à l'existence terrestre, sans s'enticher pour autant de la binarité qu'on lui colle, car il est lui même multiple.

Dans cette exposition se superpose à la couleur noir une certaine géographie matérielle et immatérielle, que traduisent les diverses propositions plastiques de Turbo. Artistes partageant le même atelier plus que collectif œuvrant dans une même direction, leurs travaux se répondent pourtant à de nombreux endroits inattendus et définissent pour chacun·e des spatialités de la noirceur telles que la dark room, la cellule, la chambre noire, la dépression, le black cube, la nuit, la peur et l'angoisse ou encore le vide cosmique.

À travers le glory hole, se dévoilent les caractères coquins, les sensualités, et les vices, les angoisses, les peurs, et les mal-êtres, mais aussi les rêves, les utopies et les fantasmes.

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